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2009 - TRAM à défendre

SUD OUEST | 18 avril 2009 | LE BOUSCAT | Par Laurie BOSDECHER

«Le tram est assuré»

LE BOUSCAT. Le maire réagit aux inquiétudes des élus Bousc’avenir.

«Je suis un ardent défenseur du tram au Bouscat. » C’est d’ailleurs pour cette raison que le maire, Patrick Bobet, a souhaité ouvrir le bal mardi des réunions de concertation sur le développement du réseau de transports dans le quadrant nord-ouest de l’agglomération. Une manière de balayer définitivement d’éventuelles rumeurs qui le classent encore dans la liste des opposants à la création de la ligne D si elle doit passer par l’avenue de la Libération.

Bobet répond à Asseray
S’il rappelle cette position, c’est aussi pour répondre aux propos tenus dans nos colonnes, hier, par les élus du groupe Bousc’avenir siégeant dans l’opposition municipale. Inquiets quant au financement de la future ligne D dans son intégralité, ils appellent à geler les extensions prévues des autres lignes pour assurer la réalisation de cette desserte dans sa globalité (jusqu’à Eysines) le plus rapidement possible. « Il n’a jamais été question que la ligne D s’arrête aux boulevards, indique Patrick Bobet. Cela n’aurait aucun sens. Cette décision a même été votée à l’unanimité le 27 avril 2007 par les élus communautaires. »

Quant à son financement au-delà de la ceinture Bordeaux intra-muros, lui ne voit pas où il pourrait y avoir quelconque difficulté. « Cette ligne est assurée au Bouscat. Elle est la priorité de la quatrième phase d’extension du réseau de transports en commun (NDLR : 2014-2017). Une de ses sources de financement sera tirée des économies que nous allons faire grâce au contrat que nous venons de signer avec Keolis, soit cinq à dix millions d’euros. » Et de s’étonner que le même Bruno Asseray, chef de file de Bousc’avenir et conseiller communautaire ait voté « contre ce principe alors qu’il s’inquiète des ressources futures de la CUB ».

Mardi s’annonce chaud
Les relations entre Patrick Bobet et Bruno Asseray ne sont décidément pas simples. Mardi, lors de la réunion (à 19 heures à l’Ermitage), les membres de la section locale du Parti socialiste, qui militent pour un passage du tram avenue de la Libération alors que le maire privilégie l’avenue d’Eysines, devraient eux aussi apporter leur grain de sel au débat qui sera, certainement, très fourni.

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REVUE DE PRESSE
Jeudi 10 novembre 2011 à 06h00 Par hervé Pons Bousc'Avenir quitte la séance du conseil L'opposition a quitté la séance mardi soir dénonçant l'extension des pouvoirs du maire Patrick Bobet. La délibération paraissait anodine. Elle a mis le feu aux poudres, et a conduit quatre élus de l'opposition Bousc'Avenir, conduite par Bruno Asseray, à quitter la séance du Conseil municipal, mardi soir. Ainsi, le premier adjoint Bernard Junca présentait une délibération portant sur la « délégation des attributions du maire ». Elle en fixerait désormais 19 (contre 13), sur 22 points que prévoit la loi. Il s'agit de chapitres pour lesquels le maire aura désormais une compétence directe, sans approbation nécessaire du Conseil municipal. Cela va de l'affectation de propriétés communales à des fins de services publics, à la délivrance ou la reprise de concessions au cimetière, et surtout les « préparations, passation, exécution et règlements de marchés publics lorsque les crédits sont inscrits au budget ». De 13 à 19 délégations Fabien Barrier interroge sur la raison de cette progression de 13 à 19 délégations au maire ? Bernard Junca répond qu'il en va « de l'efficacité et de l'accélération des procédures de marchés publics, en sachant que la commission des marchés conserve ses pouvoirs propres ». Le maire, Patrick Bobet, confirme le propos en indiquant que cette délibération, qui se réfère à une loi de février 2009, apporte plus de souplesse et de rapidité aux procédures. La réponse ne satisfait pas M. Barrier. « Vous amputez le pouvoir du conseil municipal, vous lui enlevez de ses prérogatives. Je veux bien entendre que le conseil sera tenu au courant mais vous réduisez son champ de décision. Votre vision de la démocratie aurait-elle changé ? » Le maire réitère son point de vue et rassure son opposant sur sa vision de la démocratie. Mais Fabien Barrier a une munition en réserve : le propos tenu par le maire lors du conseil municipal du 15 mars 2008, quand l'assemblée avait voté les 13 compétences. « Les points manquants restent de la compétence du conseil municipal. Si l'on devait reprendre cet article dans sa totalité, le conseil municipal serait réduit à une simple chambre d'enregistrement. Cela ne correspond pas à notre vision de la démocratie ». Fabien Barrier quitte alors la séance, sans attendre la réponse que s'apprête à faire Parick Bobet, accompagné de Bruno Asseray, Isabelle Deson et Luc Pascal. Un départ pour marquer la désapprobation mais qui ne signifie pas une rupture définitive. La délibération est votée avec l'abstention de l'opposition PS et un « contre » d'Evelyne Begard (PS).
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