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2010 - Gouvernance

SUD OUEST | 11 mars 2010 | LE BOUSCAT | Par Laurie BOSDECHER

Question existencielle

Le Bouscat, Conseil Municipal. Le maire refuse de reconnaître le groupe Bousc’avenir dont se réclament les cinq élus ayant quitté la majorité.

Séparés depuis un an et demi. Et pourtant, les modalités du divorce ne sont toujours pas claires. Les cinq élus Modem, dits Bousc’avenir, qui ne siègent plus avec les élus de la majorité municipale forment-ils un groupe à part entière ? « Non, dit le maire UMP Patrick Bobet. Les élus Bousc’avenir n’existent pas. Vous avez fait scission, mais il n’y a pas de liste Bousc’avenir. » Les propos ont été tenus mardi soir lors du Conseil municipal. Les intéressés n’ont pas manqué de dire le contraire.

Motif de cette énième brouille : pour choisir le maître d’oeuvre qui va conduire les travaux du complexe sportif Jean Jaurès (2,5 millions d’euros), la constitution d’un jury de cinq élus est nécessaire. Le maire propose qu’un membre de l’opposition de gauche y siège. Quid des cinq élus Modem ? « Seules les listes sorties des urnes en 2008 peuvent se présenter », annonce-t-il. Mais de proposer que sur sa liste figure un des élus séparatistes, Luc Pascal, afin que « toutes les composantes du Conseil municipal soient représentées ».

« Nous ne sommes plus dans la majorité, vous l’avez décidé, lance l’intéressé. Vous nous annoncez comme cela sans nous avoir prévenus, c’est un procédé cavalier. » Mais après une demande de suspension de séance, il accepte la proposition « dans l’intérêt des Bouscatais ».

« Vous nous avez exclus »
Nouvelle passe d’armes quelques instants plus tard sur le choix du maître d’ouvrage de la future médiathèque. Bordeaux métropole aménagement (BMA) a été désigné. Huit candidats ont retiré un dossier, mais seule cette entreprise a répondu à l’appel d’offres.

Les cinq élus Modem dénoncent « la précipitation de la mairie » et demandent qu’elle relance un appel d’offres afin d’avoir plus de candidats et de faire jouer la concurrence. Refus du maire et du premier adjoint, Bernard Junca, qui rappelle que BMA a déjà « très bien » travaillé avec la ville pour l’hippodrome.

À nouveau, les échanges reviennent sur le thème brûlant du soir, l’existence ou non du groupe Bousc’avenir et sa légitimité. « Vous nous avez exclus, nous sommes dans l’opposition », répète Luc Pascal. « Il n’y a pas de groupe Bousc’avenir », répond encore le maire.

Nous présenterons la suite des dossiers évoqués au Conseil municipal dans notre édition de demain.

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REVUE DE PRESSE
Jeudi 10 novembre 2011 à 06h00 Par hervé Pons Bousc'Avenir quitte la séance du conseil L'opposition a quitté la séance mardi soir dénonçant l'extension des pouvoirs du maire Patrick Bobet. La délibération paraissait anodine. Elle a mis le feu aux poudres, et a conduit quatre élus de l'opposition Bousc'Avenir, conduite par Bruno Asseray, à quitter la séance du Conseil municipal, mardi soir. Ainsi, le premier adjoint Bernard Junca présentait une délibération portant sur la « délégation des attributions du maire ». Elle en fixerait désormais 19 (contre 13), sur 22 points que prévoit la loi. Il s'agit de chapitres pour lesquels le maire aura désormais une compétence directe, sans approbation nécessaire du Conseil municipal. Cela va de l'affectation de propriétés communales à des fins de services publics, à la délivrance ou la reprise de concessions au cimetière, et surtout les « préparations, passation, exécution et règlements de marchés publics lorsque les crédits sont inscrits au budget ». De 13 à 19 délégations Fabien Barrier interroge sur la raison de cette progression de 13 à 19 délégations au maire ? Bernard Junca répond qu'il en va « de l'efficacité et de l'accélération des procédures de marchés publics, en sachant que la commission des marchés conserve ses pouvoirs propres ». Le maire, Patrick Bobet, confirme le propos en indiquant que cette délibération, qui se réfère à une loi de février 2009, apporte plus de souplesse et de rapidité aux procédures. La réponse ne satisfait pas M. Barrier. « Vous amputez le pouvoir du conseil municipal, vous lui enlevez de ses prérogatives. Je veux bien entendre que le conseil sera tenu au courant mais vous réduisez son champ de décision. Votre vision de la démocratie aurait-elle changé ? » Le maire réitère son point de vue et rassure son opposant sur sa vision de la démocratie. Mais Fabien Barrier a une munition en réserve : le propos tenu par le maire lors du conseil municipal du 15 mars 2008, quand l'assemblée avait voté les 13 compétences. « Les points manquants restent de la compétence du conseil municipal. Si l'on devait reprendre cet article dans sa totalité, le conseil municipal serait réduit à une simple chambre d'enregistrement. Cela ne correspond pas à notre vision de la démocratie ». Fabien Barrier quitte alors la séance, sans attendre la réponse que s'apprête à faire Parick Bobet, accompagné de Bruno Asseray, Isabelle Deson et Luc Pascal. Un départ pour marquer la désapprobation mais qui ne signifie pas une rupture définitive. La délibération est votée avec l'abstention de l'opposition PS et un « contre » d'Evelyne Begard (PS).
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